Médiation Séance du 05.05.2009

 

Points abordés (cliquer sur le sujet pour accéder directement au paragraphe)

 

          Apports de la médiation et choix de thèmes de travail

          Avancer ensemble

          Plus de rythme et d’actions de terrain

          La circulation de l’information et l’articulation des démarches

          Avancer sur des questions précises et prioritaires

          Groupe 1 Travailler ensemble, partager, s’aider, être solidaire

          Groupe 2 Circulation/accès. Gestion du site, facilitation es passages

          De nouvelles règles de fonctionnement pour le comité

 

Apports de la médiation et choix de thèmes de travail
Cette deuxième rencontre a permis dans un premier temps de dresser un bilan intermédiaire
du projet. Puis dans un deuxième temps de choisir des thèmes de travail et d’organiser un
travail plus concret en ateliers pour la suite.

 

Apports et positionnement du projet de médiation
Depuis le 24 mars, date de notre dernière rencontre collective, des événements se sont passés. Une rencontre sur la phytomédiation, des vols de lilas, des violences physiques entre habitants du site, etc... Les grandes orientations sur l’avenir des murs élaborées en commission
extra-municipale ont été votées par le conseil municipal, des projets menés conjointement
entre la mairie et des porteurs de projets avancent, etc...
La démarche de médiation est en construction permanente. Certains ont dit que nos échanges,
lors de la première réunion de médiation interne,étaient complémentaires de ce qui se disait à la
CEM. L'ajustement entre des démarches, qui ont des objectifs, des ambitions, des temps et des
modes de faire différents n'est pas évident. Cela a pu donner aussi à certains un sentiment de
confusion. Alors confusion et/ou complémentarité ? Est-ce que la démarche de médiation est utile ? A t-elle déjà permis de fluidifier des relations ? Un changement, même petit, est-il perceptible ?

Avez vous la possibilité d'y dire et d'y trouver ce que vous cherchez et avez besoin ?

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Avancer ensemble
Même si l’intérêt de travailler avec les autres se fait de plus en plus présent, pour l'instant les choses n’ont pas encore réellement bougé. « Il y a toujours opposition entre les agricole et les culturels » ressent une participante, « Chacun s’est occupé de son quotidien. On se rencontre entre nous, mais que ceux qui avaient l'habitude de travailler ensemble, avant ». Le rythme
d’avancement du projet pourrait être plus soutenu, « on tatonne », ajoute un participant, « c’est encore assez confus », et le risque de démobilisation existe, constate l’assemblée, en remarquant, qu’une seule personne présente a participé à la CEM, alors même que toutes
les autres associations sont là. Par contre là où ça a réellement avancé, c’est l’acceptation et le partage des visions des autres concernant l’avenir des murs. Une « conscience collective » se fait jour : c’est de nos différences acceptées que ressort la richesse du projet ou des projets partagés. C’est la mise en commun des problèmes de tout le monde, le partage des points de
vue sur l’avenir des murs et la capacité de se rassembler sur certains qui a permis cette avancée. Il y a cependant, remarque un participant une activité insuffisante du comité d'orientation, notamment sur les questions administratives et matérielles « à vouloir trop
respecter le formalisme du collectif, on avance pas ».

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Plus de rythme et d’actions de terrain

Le rythme des rencontres peut s’accélérer. Les rencontres « en plénière » , c’est bien, mais il faut s’organiser entre, avec des rendez-vous intermédiaires.
Cela va donner du « corps » à la démarche, en mettant en place des approches concrètes et permettre de se projeter dans le futur.
Des exemples sont avancés : des itinéraires de promenade, pollution, PAEN, travailler avec les
habitants du site, le ru Gobétue, la pollution...
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La circulation de l’information et l’articulation des démarches
Les membres de la Commission Extra Municipale sur l’avenir des murs à pêches ont déterminé de grandes orientations pour le territoire des murs à pêches, qui ont été approuvées par le conseil municipal de la ville. Ce sont de « grandes orientations », qui ne répondent qu’imparfaitement aux besoins de précision de certains, car c’est aussi par les détails qu’on comprends un projet, quand on connaît la superficie, l’emplacement,quand ça devient concret. Aujourd’hui la pollution pose
problème. Il y a un contrôle nécessaire de la pollution de la terre, de l’eau. Mais les analyses coûtent cher. Par rapport aux projets débattus en CEM, certains présentent qu’ils vont devoir partir d’une parcelle qu’ils occupent. La priorité de la mairie, c'est de conserver les projets où ils sont. Mais il n’y a pas un engagement écrit et irrévocable car il y aura peut être besoin de déplacer quelques activités. Les études de faisabilité vont permettre d’avoir des précisions. Pour se projeter dans leur activité et leur projet, les acteurs ont besoin d’être dans un climat de confiance.
La médiation c’est aussi permettre une meilleure circulation des information. Il est nécessaire d’être globalement au courant de ce qui se passe, pour ne pas que certains soient mieux informés que d’autres. La ville participe à la médiation et facilite ainsi le travail commun. La ville souhaite que des relations fluides s’établissent entre les associations et les services techniques,
notamment pour les questions d’accès à l’eau, à l’électricité, qui ne sont pas évidentes à traiter.
Pour la mairie, le travail de la médiation devrait se concentrer sur une partie du secteur, celle où
les associations sont le plus présentes, et ensuite servir d’exemple de ce que pourrait devenir une plus grande partie du secteur.

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Avancer sur des questions précises et prioritaires
Lors de notre dernière rencontre, nous avons parlé de ce que nous ne voulions plus voir dans
les murs à pêches et l’avenir souhaité pour le ite. A partir d’une liste de 11 thèmes issue des
travaux du 24 mars, 2 ont été ajoutés.Deux thèmes prioritaires à traiter ces prochains mois
ont été choisis. Pour chaque thème, l’angle, la méthode et les nouveaux acteurs à intégrer, ont
fait l’objet de débats. La difficulté, c’est qu’il y aura toujours des liens entre les thèmes. Il a
donc fallu faire des choix. Mais si dans les prochains mois, une envie apparaît prioritaire sur un sujet, on peut décidé de l’aborder. Il a été choisi de se regrouper en ateliers de travail, avec des personnes du comité d’orientation et de nouveaux acteurs à mobiliser au fur et à mesure.
3 questions ont été abordées en plus :
Un participant propose d’aborder le thème des rapports avec les collectivités locales. Pour
avoir de l’information, pour comprendre et mieux gérer les rapports entre les associations,
les porteurs de projets et les collectivités locales (la mairie, le département, la région...). Sur des questions pratiques et financières, sur les relations aide mutuelle, sur la logistique de projets. Il y a un réel besoin d’avancer sur des questions d’assurance.
Comment assurer l’activité des associations dans les murs à pêches ?
La question des murs est abordée. Quels sont les choix de restauration qui vont être faits ?
Est ce que le comité de suivi du secteur sauvegardé se réunit toujours ? La pollution des eaux. Quelles sont les nouvelles ? De nouvelles analyses ont précisé la présence de nouveaux polluants dans l’eau de la nappe. Il faut maintenant rechercher quelle est la source de pollution. Un arrêté municipal a été pris pour interdire la vente et le don de quelques légumes.

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Groupe 1 Travailler ensemble, partager, s’aider, être solidaire, organiser ensemble des événements, pouvoir mettre en oeuvre des projets collectifs, la convivialité, faciliter la logistique, mutualiser les moyens. La gestion de l’espace, la dimension territoriale, la coordination et la juxtaposition des activités actuelles et futures. La gouvernance des murs à pêches. Une instance nouvelle à créer.
Comme le sujet est vaste, la première séance va permettre de préciser le thème, de l’expliciter, de se donner le temps d’organiser la mobilisation de nouveaux acteurs, qui sont : des associations des murs à pêches, comme les Jardins du coeur, le cirque Aliboro ou le secours catholique. Les conseils de quartier (une demande a été formulée par le comité de quartier Signac-Murs aux pêches pour se rencontrer et aller plus loin dans le travail commun),
les habitants du site et les entreprises et des institutionnels (à un moment donné).
Le travail pourrait être organisé en alternant des séances autour d’un noyau (des personnes du comité d’orientation et d’autres) et de séances en réunion publique.

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Groupe 2 Circulation/accès. Gestion du site, facilitation des passages, découvertes, cheminements pour tous (portes, horaires d’ouvertures, d’activités et d’informations. La friche, les coins secrets, le labyrinthe, le vagabondage, le paysage.

Un débat s’engage, faut-il traiter séparément « la friche » des questions de circulation et
d’ « ouvertures/fermetures » dans les murs ? Deux points de vus s’expriment : pour l’un, la question des friches, des cheminements mystérieux, du paysage est un sujet à lui seul. Pour l’autre, on ne peut les dissocier, car des espaces plus préservés de l’intervention humaine, que sont les friches, nécessitent de se poser la question de leur protection,ou accès limité. Il est choisi de les rassembler, et de traiter lors du premier atelier de ce thème, exclusivement les questions de friche, de cheminements et de coins mystérieux. Puis d’aborder ensuite les questions d’accès et de circulation en général.
Des idées et avis sont débattus : une friche, ce n’est pas forcement un espace abandonné, la friche, les « délaissés » peuvent être gérés comme un jardin, c’est spontané et c’est géré. Il faut voir où on la laisse et où on la développe. Une friche peut aussi devenir un petit bois. La préservation d’un caractère sauvage à certains endroits est prioritaire pour certains participants.
On pourrait aussi aller voir les côteaux d’Avron,c’est une friche gérée comme un espace de
biodiversité, Dans ce cas, cela peut être incompatible avec l’idée qu’on la traverse.
Les acteurs à associer : l’ANCA, des spécialistes, comme Pierre Rousset, des parcs des Beaumonts, l’observatoire de la biodiversité de la Seine-Saint-Denis ou le conservatoire botanique du bassin parisien. Si l’avis d’experts est sollicité et qu’ils apportent de la connaissance, il faut bien réfléchir à quel statut, on donne à l’expert dans la décision et rester vigileant à ce que les personnes ressources par leur connaissance ne prennent pas l’ascendant sur un groupe. Les jardiniers des jardins familiaux pourraient aussi être associés, mais la difficulté, c’est qu’il ne sont pas regroupés en association.Sur les questions de gestion du site,

d ‘ouvertures, fermetures, de circulation et d’accès, un participant propose de regarder en
détail ce que propose la « charte main verte » qui régit les jardins partagés à Paris.

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De nouvelles règles de fonctionnement pour le comité
La séance de travail se finit en abordant la question des gens qui arrivent plus tard, plus tôt, ou qui ne viennent pas. Cette composition du groupe à géométrie variable pose problème, pour des raisons d’ambiance, de sérénité et pour des raisons d'efficacité. C’est important que pour chacun la participation soit assidue et soutenue, pour avancer. Comment on pourrait faire pour stimuler une présence importante ?
Déjà connaître le planning très en avance et faire un rappel téléphonique 3 à 6 jours avant.
Pour les personnes qui arrivent en retard, il est proposé qu’elle soit accueillie par une personne
déjà présente, en aparté, pour avoir quelques informations sur là où on en est. Il lui sera
précisé aussi qu’elle ne pourra intervenir qu’au point suivant. Pour ceux qui partent avant ou
qui ne viennent pas, le problème c’est qu’ils ne remettent en cause les décisions prises par
l’ensemble du groupe. Ce sont les présents qui prennent les décisions et on ne revient pas sur
quelque chose qui a été décidé.
Animation peut aussi être plus formalisée et rappeler les règles d’animation de la réunion.
Les autres solutions proposées pour stimuler la présence, sont d’améliorer le repas, de prendre
des « sanctions » ou de rémunérer les présents.

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