Médiation Séance du 08.09.2009  Plénière de rentrée

 

Points abordés (cliquer sur le sujet pour accéder directement au paragraphe)

 

     Absence et démobilisation
     Rencontre mairie-médiateurs
     Une démarche controversée
     Des relations partenariales saines
     Le collectif d'associations
     Les objectifs de ce collectif 
     Un avis et des propositions à travailler dans chaque association 
     Aménagement impasse Gobétue
     Appel à projets
     Site Internet
     Processus permanent de décision et d'action
     Présenter et mobiliser
     Rendu et bilan de la médiation

 

Les échanges ont d'abord portés sur les raisons des démobilisations de certaines
associations, puis des enjeux et des relations entre mairie et le collectif d’association en formation. Un point sur l’avancement des 8 actions décidées en juillet a été faite, et des propositions émises pour la suite de la démarche.


Absence et démobilisation
Les raisons pour lesquelles certaines associations,motrices au départ de la médiation, sont moins mobilisées aujourd’hui, se recoupent. Ce qui les motivait, au départ, c’est de traiter d’un projet global,sur l’ensemble du site (50 hectares). Au fur et à mesure des réunions, les débats, les questions traitées se sont resserrés sur un secteur et des thématiques qui faisaient moins échos à leurs préoccupations, sur les questions qui intéressent principalement les associations disposant d’une parcelle et installées autour de l’impasse Gobétue.L'absence de certains est donc dû à une perte de motivation liée au décrochage, au décalage, entre la situation d’aujourd’hui et les ambitions initiales du processus de médiation. Il y a aussi des absences qui sont liées aux contraintes professionnelles, familiales et/ou d'autres engagements qui ne permettent pas à
certains de suivre la démarche autant qu'ils le voudraient. Ces contraintes sont gérées au mieux par chacun et peuvent concerner toute personne mobilisée sur le processus de médiation.
Aucune association ne veut rompre par rapport au processus, celles qui sont moins présentes veulent s’impliquer à leur mesure et sur des questions globales. Comment alors redonner de la place à l’élaboration d’un projet qui concerne l’ensemble du site et toutes les parties prenantes de la médiation ?

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Rencontre mairie-médiateurs
Il a semblé opportun aux médiateurs de rencontrer les élus pour faire un point d’étape sur l’avancement du processus et vérifier l’intérêt de la mairie à reconnaître et à travailler avec un collectif d’associations, ce qu’elle percevait de ses futures relations avec lui, ce qu’elle souhaitait, quelles pouvaient être ses conditions.
Les politiques actuels continuent de souhaiter la constitution de ce collectif. La municipalité a besoin d’avoir un interlocuteur fort sur les murs à pêches; pour aider, permettre, faciliter la mise en oeuvre de projets, organiser des événements, avoir des réunions régulières...
Le mot "conditions" a choqué et heurté plusieurs participants. Les médiateurs l’utilisent régulièrement dans leurs pratiques. Il désigne les attentes, les points importants souhaités par un partenaire. Il permet donc de prendre position et de clarifier les points de négociation. Les conditions, ou attentes, ou points de négociation vont dans les deux sens.
Celles qui suivent sont celles proposées par la mairie de Montreuil :
- que le collectif soit suffisamment large,
- que ce collectif se donne un projet,
- que les associations aient un geste (au moins symbolique) pour y souscrire.

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Une démarche controversée
Le procédé et les mots utilisés ont surpris et choqué des participants. A travers cette démarche, ils ont l’impression « d’être à la botte de la mairie », de perdre leur indépendance, d’être manoeuvrés. Cette démarche est vécue comme une ingérence dans l’indépendance associative, d’autant plus qu’un collectif existe déjà, certes de manière informelle,mais beaucoup de projets sont mis en oeuvre collectivement. (on n'a pas besoin, ni attendu la mairie pour se structurer collectivement).
Les médiateurs ont posé ces questions à la mairie, car il leur a semblé que le collectif ne pourra fonctionner que :
- s’il répond aux attentes ce ses participants (en l'occurrence, les associations, qui réunies en groupe de travail, élaborent progressivement le contenu et les règles de fonctionnement de ce collectif)
- s’il répond aux attentes de la mairie (car c’est le principal acteur institutionnel et un partenaire incontournable dans la mise en oeuvre des travaux du collectif  d’associations).

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Des relations partenariales saines

Dans le cadre d’un partenariat, il y a des conditions posées de part et d’autre pour : que l’interlocution,puisse fonctionner, que les rapports de forces soient équilibrés, mettre en place des bases relationnelles saines, où les exigences et les informations aillent dans les deux sens. Cela ne lie en rien les partenaires, qui peuvent décider de s'opposer sur certains points et coopérer sur d'autres.
Au début de la médiation, un des pôles principaux de tensions, conflits, problèmes diagnostiqués est entre les associations et la mairie. Aujourd’hui la ville exprime des intérêts concernant la constitution de ce collectif, elle n’a pas d’exigence sur son fonctionnement, elle est prête a travailler en interlocution avec un collectif, et les conditions sont négociables. Ce type de relation, c’est bien celles de partenaires qui ont des intérêts communs, et cela met tout le monde devant ses responsabilités. Des gestes pour rétablir la confiance peuvent aussi être mis en oeuvre. Par exemple, une ouverture par la rue Pierre de Montreuil pour les prochaines journées du patrimoine faciliterait le travail des associations. Autre exemple : rendre moins précaires les baux annuels qui lient la mairie et les occupants de certaines parcelles donnerait plus de sécurité à ces derniers et permettrait des relations plus saines avec la mairie.

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Le collectif d'associations
Une personne présente le travail du groupe, qui s’est appuyé sur les travaux collectifs déjà réalisés depuis 2008. Une synthèse commence à se dessiner notamment sur les règles de fonctionnement, les modes et sujets d’intervention du collectif...


Les périmètres géographiques et d’acteurs

Les associations se retrouvent dans la formulation suivante : « associations regroupées autour du patrimoine des murs à pêches ». Mais quel est le territoire concerné ? Quel est le périmètre d’acteurs ? Quelles sont les raisons pour lesquelles il est nécessaire de déterminer des périmètres ? Ces questions, délicates, pourrait faire l’objet d’un débat particulier. Pour le moment, aucune délimitation géographique n’a été posée. Une participante explique : « pour moi le quartier opportun, c’est le quartier Saint-Antoine, avec ces zones habitées, ces zones industriels et la zone NA. » Un autre ajoute que « c’est l’occasion d’ouvrir à toutes les associations qui opèrent dans ce périmètre». Une autre participante explique l’importance que peut avoir pour elle l’enjeu de la définition du périmètre : « Je me suis parfois retrouvée à des réunions, où l’on ne parlait que de l’impasse Gobétue. Le périmètre d’acteurs est important. Il faut formaliser l’idée que les sujets traitent du territoire globalement. Cela doit faire partie d’une volonté de ce collectif. » Par contre une autre participante émet des réserves quant à ce périmètre, « si le collectif s’occupe de gestion courante et de projets à l’échelle du quartier Saint-Antoine, il y a du boulot ». Concernant les statuts des organismes concernés, ce collectif pourrait regrouper des personnes morales, ce qui permettrait d'associer des projets comme l'apisculpture.

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Les objectifs de ce collectif

C’est organiser des événements communs, avoir une responsabilité collective sur certains points, et être un interlocuteur pour les institutions. C’est aussi une communauté de moyens qui permet d’acheter du matériel. Le but est de traiter des sujets communs (et non pas de ce que fait chaque association), mais aussi de poser des actes politiques et de soutenir des projets. Le collectif informel existe depuis longtemps, il y a besoin de dynamique collective.
« Mais ne nous faisons pas d’illusions, c’est pas juste avec des statuts qu’on fait un collectif; il faut que tout le monde soit d’accord sur les règles, avec un fonctionnement le plus collégial et en même temps le plus efficace possible».

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Un avis et des propositions à travailler dans chaque association

Le projet a encore besoin d’être travaillé. Certains participants voudraient que l’on profite de la plénière pour que chacun donne sa position. Mais certains ne veulent pas s’exprimer sans en avoir préalablement discutés au sein de leur association, car c’est un sujet important. La question se pose, mais l’ordre du jour chargée de la réunion s’impose. Il est proposé que chaque association ait un débat en interne afin de faire remonter l’ensemble des préoccupations et besoins des adhérents.
  = Chaque association rend un avis sur le collectif en formation, à partir de 10 points qui vont être proposés, sous forme d’un questionnaire. Délai : d’ici la première semaine d’octobre.

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Aménagement impasse Gobétue
En juillet, une réunion avec les riverains (particuliers et associations) sur l’aménagement de l’impasse Gobétue a eu lieu, sur invitation de la mairie. Des propositions ont été faites et sont en cours d’étude par les services techniques de la mairie : pose d’arceaux vélo, aménagement de l’espace, espaces de circulation pour la décharge des véhicules (notamment rue Pierre de Montreuil où les services examinent l’opportunité d’une voie modulable). Il est proposé que ce groupe de travail élargisse ses travaux aux traitement de toutes les entrées et réalise un cahier des charges, sur les aspects de présentation, signalétique et cheminements.
Quelles sont les autres entrées ? Qu’est ce qu’on veut faire découvrir? Comment s’appliquent les règles de sécurité et d’accueil du public ?
  = Une date de réunion va être proposée. Les dessins et les études des services seront transmises aux personnes intéressées lorsqu’ils seront réalisés.

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Appel à projets

Les deux personnes qui ont travaillé sur ce sujet rappelle leurs propositions (voir compte-rendu de leur travaux). Des premières pistes pour l’évaluation du premier appel à projets sont proposées et des suggestions sont apportées pour l’organisation d’un nouvel appel à projets. Ce qui surprend une participante qui se demande si on va refaire un deuxième appel à projets. Pour l’instant on ne sait pas, mais un groupe a une mission exploratoire sur cette question et lance des pistes, des propositions,des interrogations. La question des lignes budgétaires n’est pas encore d’actualité, ni celle des terrains. Le contexte est différent (par rapport à  2003) , notamment sur les finalités que pourraient avoir un nouvel appel à projets. Il pourrait aussi y avoir un rythme différent et des projets éphémères.
Par rapport à l’évaluation, il convient d’analyser le développement des pratiques, les formes de statuts,de s’interroger sur l’espace et sur la pérennité, d’évaluer sur les synergies liées à la proximité, aux connexions qui se sont passées entre les projets.
Les participants mettent aussi en avant la « plus value » qu'à prise les terrains, grâce aux travaux d’entretiens et de plantations effectués pendant plusieurs années et proposent que les conventions soient retravaillées et plus pérennes. Il est proposé de s’appuyer sur les bilans réalisés par chaque association lorsque un participant avait proposé qu’une heure soit consacrée à ces questions lors de la Commission extra-municipale.
  = Elargir ce groupe de travail

A propos de ce travail, une participante a posé une question en demandant des éclaircissements sur cet éventuel nouvel appel à projets. Cette question a fait l'objet d'une « réponse vive » d'un participant, qui a perçu dans cette question une remise en cause de choix effectué en l'absence de cette association.
Globalement, par rapport aux autres réunions, l'ambiance était plus tendue. Les niveaux d'informations ainsi que les interprétations différentes des paroles des uns et des autres suscitent des réponses, des prises de parole qui peuvent être assez violentes et vécues comme des agressions.

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Site Internet
Ce site Internet a été réalisé grâce à SPIP. Logiciel qui permet une utilisation relativement simple du langage informatique, pour permettre à un certain nombre d’utilisateurs de contribuer et de mettre en ligne des contenus. Ce site concerne les murs à pêches. Il y a plusieurs rubriques : l’agenda, les événements, la mémoire des murs, médiation... Il y a aussi acteurs qui les présentent et renvoient sur les sites Internet pour ceux qui en ont un ou qui permet aux autres de présenter leurs actions et projets grâce à des pages fournies.
Il y a la possibilité de mettre en ligne des textes, des images (et afficher des  diaporamas, des porto-folio) et des vidéos. Il y a un guide d’utilisation du site, une fonction recherche, les derniers articles, des images aléatoires... On peut aller de page en page, grâce à l’arborescence hiérarchique et au fil d’Ariane.
Même s’il y a un responsable du site Internet (administrateur), c’est un site collaboratif, où chacun met en place les documents. Pour les associations qui ont déjà un site Internet, il paraît opportun de mettre en place des flux RSS pour récupérer automatiquement les données mises en ligne.Consultés, les responsables de Tous Montreuil et du site Internet de la mairie, ont indiqué qu'ils étaient possible de reprendre les textes dans leur intégralité en indiquant la source. D'ailleurs, une information trouvée sur le site Internet de la mairie, indique à propos de la réhabilitation des murs que des financements sont disponible et que les travaux devaient commencer d’ici la fin 2009.
En ce qui concerne le coût, le nom de domaine et d'hébergement est de 60 euro par an. Alors que la plupart des participants sont d’accord pour utiliser la base fournie pour mettre en ligne un site Internet sur les murs à pêches, une participante est réservée quant à la méthode utilisée, « on prend le truc dans l’autre sens », il lui semble plus logique de commencer à réfléchir au cadre, à qui va le remplir, avant de mettre en place le site.

 = Il est convenu qu’un premier rendez-vous serait fixé pour des séances de formation à l’utilisation et d’amélioration des contenus et du fonctionnement du site, sur la base fournie.

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Processus permanent de décision et d'action
Cet atelier a fait l’objet d’une rencontre, en petit groupe (voir compte-rendu). La rencontre a été productive, des propositions pour construire un processus qui permettrait d’associer dans la durée toutes les parties prenantes du projet sur les murs à pêches sont en construction. Même si, pour l’instant, les propositions apparaissent « théoriques » à une participante, ce groupe, finalement prépare une proposition qui pourrait être mise en place suite à la médiation.
  = Pour continuer à y réfléchir, deux rencontres sont proposées :
une rencontre prévue avec des conseillers de Quartier, qui permettrait de comprendre comment les conseils de quartiers travaillent et de voir avec eux quelle place/rôle ils auraient dans ce processus.
Une rencontre prévue avec la présidente du Comité métallos, collectif d’associations,
d’habitants et d’artistes à Paris, qui permettra de connaître une expérience qui a des points similaires avec la situation aux murs à pêches.

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Présenter et mobiliser
Il y a des événements en préparation (les journées du Patrimoine, la fête des associations et la fête sur l’autoroute). Plusieurs participants désirent diffuser à ces occasions un tract qui présente le processus de médiation. Pour pouvoir communiquer sur la médiation, informer de nouveaux publics,etc...faire venir de nouvelles personnes pour la mise en place d’actions, etc... Ce document sera disponible dés le 20 septembre.

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Rendu et bilan de la médiation
Qu’est ce qu’on prépare pour la suite ? Pour la Fondation de France, il y aura un rapport à réaliser par les commanditaires de la démarche, c’est à dire les associations et la mairie.
Les participants souhaitent que la fin de l’intervention des médiateurs soit l’occasion d’acter des principes,voir d’arriver à une relation contractuelle : A partir des réflexions menées, se mettre d’accord sur un minimum commun, à partir des réflexions menées.
Si on ne fait rien, tout va se déliter. Un rendu sous forme d’un événement public pourrait être organisé, avec les élus et la Fondation de France : un samedi matin, avec Dominique Voynet et les membres de la commission extra-municipale. Cela semble important de formaliser fortement la fin de la médiation. "S'il doit y avoir un constat d’échec, alors il faudra le faire à ce moment-là. Il faut en finir avec les mauvaises habitudes qu’on a de jamais faire de bilan."
propose un participant. Il faut expliquer pourquoi il y a des choses qui n'ont pas marché, les critiques sont nécessaires pour progresser.
Prochaine plénière : le 20 octobre, de 18h à 22h (ordre du jour : constitution du collectif, débats sur quelques points clés de collectif, élaboration d’un rendu final...)

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Présents : Luciano Traviaglino (La Girandole), Anne Massé (Rêve de Terre), Laura Winn, Pascal Mage (murs à pêches),Henri Morinière (Racines en ville), Eve Poulteau (chargée de mission murs à pêches, mairie de Montreuil), Monique Vrain, Jeanne Studer (Jardins de la Lune), Yves Brunet (vivre les murs), Véronique Ilié (Montreuil environnement) Pauline Bureau (animation de la démarche de médiation), Stéphanie Perrier (élue, chargée du secteur murs à pêchs, Paul Signac), Cathi Lamri (Association des Habitants de Montreuil), Jacques Dauphin (murs à pêches) Nicole Huvier,Gilles Lambert (APUM), Alexandra Villaroel (médiatrice AFIP), Pierre-Yves Guihéneuf (médiateur Dial Ter), Aurélien Rol-Tanguy (lézarts dans le murs).
Excusés : Yves Postic, Galatée (Théâtre du bouche à oreille), Christophe Moille (sens de l’humus), Marie-Christine Léger (SRHM)