Médiation Séance du 02.07.2009

 

Points abordés (cliquer sur le sujet pour accéder directement au paragraphe)

 

Choisir des actions concrètes à mettre en oeuvre
Deux groupes de travail se sont réunis pendant mai et juin et ont élaboré, sur deux thèmes, une vingtaine d’actions. L’objectif de cette plénière était de partager les résultats produits par chaque groupe et de choisir quelques actions à engager prioritairement.
La plénière a aussi permis de faire un point collectif sur le déroulé de la démarche de médiation.

 

8 actions pour des premiers résultats fin septembre
Des propositions d’actions validées
Globalement, les travaux des deux groupes relaient et mettent bien en perspective tout ce qui se dit depuis des années. Il n’y a pas de véto. Si toutes les actions semblent intéressantes, pour rentrer dans l’opérationnel, il faut en choisir quelqu’unes. Sur quoi les participants veulent-ils s’investir ?
Yves Brunet et Monique Vrain ont présenté les travaux sur « la constitution d’un collectif ». et
« friches, cheminements, accès, ouvertures, fermetures ».


Un groupe va travailler sur l'aménagement des entrées, accès, et circulations

Entre l’impasse Gobétue et la rue Pierre de Montreuil, l’espace des murs est occupé depuis cinq années par des associations qui ont aménager le site. Il est proposé de poursuivre l’aménagement, pour améliorer les entrées et donc la visibilité du site, réaliser des accès techniques et faciliter la logistique ainsi que fluidifier les circulations entre les parcelles.

Un groupe va également travailler à l’installation de panneaux sur l’espace public

pour informer des activités et projets associatifs développés dans le site.

Un groupe va proposer de lancer d’un nouvel « appel à projet »

Les objectifs seraient d’ouvrir de nouveaux espaces, et de permettre à plus de monde de s’investir dans des projets dans les murs à pêches. Ce travail pourrait débuter par une évaluation de l’ « ancien » appel à projet. En 2003, la Commission Locale de l’Environnement avait reçu 20 projets.
Seuls 9 avait été réalisés. Il y avait beaucoup de créativité dans les propositions. Cela a permis à des nouveaux gens de s'investir et de découvrir le site. Ce bilan, 5 ans après, permettrait de mieux transmettre l’expérience et d’explorer le contours d’une nouvelle démarche qui s’en
inspirerait. Dans un deuxième temps, cela nécessiterait d’identifier des terrains d’implantation, l’échelle du projet, de réfléchir à la cohabitation, à l’ouverture, ainsi qu’aux marges de manoeuvre de chacun... ?
Tous montreuil! Les participants ne sont pas satisfaits des articles qui relatent les événements sur les murs à pêches dans Tous Montreuil. Par exemple,pour l’article annonçant le festival des murs à pêches, le nom de l’association organisatrice, l’APUM, n’a pas été cité. 1500 personnes sont venues au festival, et il n’y avait pas une ligne dans le numéro qui suivait. Cela pose question aux participants. Il y a des raisons techniques, liées à la place disponible, aux délais. Plusieurs propositions sont avancées :
  = Eve Poulteau, chargée de mission sur les murs à pêches, propose de suivre les  communications, pour cela, chacun doit penser à lui faire une copie de tous les « communiqués de presse » adressés au journal.
  = Pourquoi les associations n’ont elles pas une tribune dans Tous Montreuil ? Comme pour les partis politiques ? Cela permettrait de valoriser leur action.
  = Un rendez-vous avec un responsable du journal permettrait de mieux comprendre le fonctionnement, les attentes et les contraintes du travail des journalistes. Cela peut permettre de mieux communiquer ensuite entre les associations et les journalistes.
Un groupe va se réunir autour de la création d’un outil de communication

et notamment de celle d’un site Internet.
Un groupe va se réunir pour donner une structure (juridique et charte)

au collectif. Il est prévu de présenter ce collectif lors du forum des associations, le 26 septembre.Ce collectif va se faire avec ceux qui veulent, et devrait permettre à chacun de pouvoir y trouver un intérêt, suivant ce qu’il a envie de faire.
Un participant souligne que le collectif doit exister dans la tête des gens.
Un lieu pour se réunir, un local, c’est important. Déjà, ça permet de s’organiser concrètement et c’est une action de communication à part entière. La présence dans l’espace peut valoriser l’idée que le collectif existe et qu’il est un interlocuteur, un partenaire. Le collectif a besoin d’un
lieu à l’extérieur du site, aux abords pour se connecter au reste de la ville.
Un groupe va se réunir pour envisager des pistes pour installer le collectif
Deux sont évoquées :
  = l’ancien local de l’association murs à pêches, qui est dans la cité Bel Air, dans la galerie marchande, où il n’y a plus beaucoup de locaux pour le commerce, et les associations.
  = l'entreprise de saumons fumés (rue de Rosny), avec laquelle des associations des murs à pêches sont déjà en contact avec le propriétaire pour ce site,avec un projet.
Un groupe va se réunir et continuer à travailler sur la question des friches

Ce sujet avait déjà bien été abordé lors de la plénière du 5 mai.
Enfin un groupe va se réunir pour travailler à la mise en place d’un processus permanent de dialogue et d’action pour les murs à pêches
Plusieurs exemples de sujets discutés lors de cette plénière montre que cette action est une nécessité:
La mairie explique que les associations invitées à participer à la Commission Extra-Municipale étaient des associations qui avaient au préalable, d’une manière ou d’une autre, déjà contribuées à éclairer des questions d’aménagement global. Par exemple, en contribuant au SDRIFF. Ce choix n’a pas été compris. Et a donc été sujet à des explications diverses.
  = Expliciter les choix, s’assurer que ce qui a été exprimé est ce qui a été compris, réfléchir
collectivement à l’impact des choix faits...
Alors que toutes les associations avaient la possibilité de contribuer par une annexe au rapport final de la Commission Extra Municipale, les seules qui ont contribué ont été les associations participantes.
  = Est ce facile de participer quand on n’a pas choisi la forme que cela pourrait prendre ?
La mairie présente les grandes orientation pour l’avenir des murs à pêches dans les conseils de
quartier, pour les jardiniers familiaux...etc...Les présentations ont eu lieu la semaine dernière. Des
ateliers urbains seront prévus sur ces questions là. Les participants dénoncent la multiplicité des espaces de débat, qui ne sont pas connectés les uns aux autres et non représentatifs des populations.
  = Qui est invité, et sur quelle critère ? Certains participants, habitants du quartier Paul Signac,
s’étonnent de ne pas avoir été conviés. Il est important pour les questions de participation, que
des règles du jeu claires soient fixées et acceptées par tout le monde.

Certains participants, parmi les « associatifs » opposent le travail fabriqué dans le cadre de la
médiation à celui de la ville. Mais le projet de médiation est aussi porté par la ville, qui participe
régulièrement aux travaux. Ce qui intéresse les représentants de la ville, c’est de faire des choses ( choisir les matériaux, regarder ensemble les devis...), de fonctionner ensemble, y compris pour aller chercher des financements. C’est un partenariat sur tout. La mairie participe.
  = Comment mener un vrai travail ensemble,associations et mairie ? Comment faire pour que tous
se reconnaisse, de manière équitable, dans la démarche ? Comment rendre « transparentes « les
relations, sans équivoques, ni jeu de pouvoirs qui annihilent les projets ? Comment permettre à des experts de participer, sans toutefois décider à la place des autres ?
  = Comment aussi on favorise les conditions de coréalisation, en mettant en place des budgets
participatifs ? Quel est alors le rôle de chacun ?
Mode d’organisation :
Ces groupes de travail sont ouverts à tous les adhérents des associations. Chaque groupe mobilisera de nouveaux acteurs (habitants, tsiganes, roms, jardiniers familiaux, anciens
horticulteurs, autres association, associations du Bel Air) en fonction des nécessités de chaque action et des envies de ceux qui la mettent en place.
Pour mobiliser plus facilement les adhérents des associations, il a été proposé de faire un document à part, qui présente très vite la démarche et comment y participer. Une proposition pour organiser et coordonner le travail de ces groupes, sujets que l’on a pas eu le temps d’aborder en plénière, accompagnera ce compte-rendu.
Calendrier :
Deux événements, fin septembre, ont été proposés pour rendre visible et concret les actions développées : les journées du patrimoine, le forum des associations...


Processus de médiation : où en sommes-nous ?
Pourquoi certaines associations ne sont pas là ? Depuis la fin du mois de mars, plusieurs associations n’ont plus participé aux plénières, ni aux groupes de travail. Le groupe s’interroge sur les raisons de leur absence.
Plusieurs hypothèses sont avancées :
Pas d’enjeu ? Leurs enjeux du moment se déroulent à l’extérieur du projet de médiation. Par exemple, les associations qui portent le projet « Montreuil aux pêches » avance en lien avec la ville. Mais cela n'explique pas le problème, car deux personnes des associations Rêve de terre et Sens de l’humus ont participé aux groupes de travail.
Toujours les mêmes ? L’élargissement de la mobilisation sur la démarche est une question importante pour certains. Le groupe s’était donné du temps avant d’aller au devant de certains publics identifiés,d’élargir au delà du cercle des participants, de porter les sujets avec d’autres. Cette volonté n'a pas encore aboutie sur une participation de « nouveaux » acteurs dans le projet de médiation.
Marre ? Certains se sont beaucoup investis dans la mise en place. Pendant deux années et demi, il y a eu beaucoup de réunions. Certains n'y croient plus, et se désinvestissent.
Entre l'engagement du départ et aujourd'hui ? Des gens qui se sont beaucoup engagés ne viennent plus. C'est un problème. Il y a des moyens (argent et temps bénévole) qui sont mis dans ce projet. De plus, il a été conçu en fonction des besoins, des capacités de tous les acteurs en présence, et si certains ne viennent plus, qu'est ce qu'on fait ? Il faut travailler
sur un projet partagé, sur un projet collectif, mais on ne peut pas se contenter d'être si peu nombreux au travail.
Les questions de fond ne sont pas prises en compte ? Les conflits avec le voisinage des populations tsiganes, n'ont pas encore été abordés. Plus globalement, plusieurs participants pensent que des questions de fond ne sont pas prises en compte. Pour l’un des participants, l'absence de certaines associations, c’est « l’expression d’un conflit qui veut pas dire son nom ».
Par rapport aux associations absentes, les médiateurs proposent d'aller demander leurs avis, de recueillir leurs besoins. Dans les démarches de médiation, on y vient volontairement.
On avance! Enthousiastes! D'autres participants s'agacent du temps que l'on prend pour traiter ces questions, alors qu'on a sous la main des actions concrètes à mettre en oeuvre pour
avancer. Plusieurs pensent qu'on est sur le bon chemin, et croient à ce qui est en train d'être fait. Sur certains points, ça va avancer, avec ceux qui sont là. Il faut être force de projet, structurer le collectif et continuer, avec enthousiaste. L'énergie positive, c'est communicatif. Cela pourrait faire bouger les absents, c'est peut être ce qu'ils attendent ?
Le médiateur revient sur la démarche de médiation : Il est impossible de tout traiter de front. L'ambition du projet, la multiplicité des problèmes impose de faire des choix, ce qui n'est pas toujours facile, car il peut y avoir des contradictions, et cela entraine des frustrations. La mission d’accompagnement est limitée. C'est important d'avoir bien conscience que quand on s'engage dans une démarche de médiation,« on en prend pour des années ».


Participants : Luciano Travigliano (La Girandole),Pascal Mage, Jacques Dauphin, Laura Winn (murs à pêches), Nicole Huvier, Gilles Lmbert (APUM), Eve Poulteau (mairie de Montreuil), Yves Brunet (Vivre les murs), Henri Morinière (Racines en ville), Galatée Castelin (théâtre du bouche à oreille), Antonin Rennes, Aurélien Rol Tanguy (Léz'art dans les murs),Monique Vrain, Jeanne Studer (Jardins de la Lune),Pierre-Yves Guihéneuf (Dial Ter), Alexandra Villaroel (AFIP) et Pauline Bureau (chargée d'animer le projet de médiation).