Comité d'orientation de la médiation site des Murs à pêches

Compte-rendu des entretiens

 

Au cours des entretiens, on a découvert plusieurs difficultés, que l’on peut regrouper
ainsi :
Des conflits multiples et différents par leur nature et par les acteurs impliqués
portant sur l’usage du site ou la coexistence des usagers : dégradation, insécurité,
nuisances
L’insécurité : conflits avec les habitants locaux et notamment les populations tsiganes et
rom. Certaines personnes ne se sentent plus en sécurité sur le site et cela handicape les
activités.
La pollution :
de part la présence d’industries nuisantes sur le territoire mais aussi par
négligence de certains riverains avec la présence de décharges publiques
Conflit avec les usagers du site (associations, les jardins familiaux ou certains riverains
par exemple) concernant des thématiques d’accès au site, de traversée ou utilisation
des parcelles, de nuisances sonores par exemple dues à certaines activités, la
restauration des murs (certains semblent être plus attentifs que d’autres à cette
restauration et les chantiers eux mêmes peuvent être source de conflit), vols de légumes
Des relations pas toujours faciles entre les associations et la municipalité
La mise en lace de la commission extra municipale est venue chambouler le
déroulement de la médiation. La CEM se déroule pour l’instant en parallèle de la
médiation, seules certaines associations y sont invités (et ces associations ne portent pas
la voix de l’ensemble du collectif associatif).
Nécessité de refaire le point sur le calendrier et d’envisager les corrélations et les ponts
à faire entre ces deux démarches, ne pas rester sur un système parallèle mais bien sur
une démarche globale où les résultats de la médiation pourront être intégrés au projet
mis en oeuvre par la mairie. Ce processus n’est donc pas parfait mais il faut en tenir
compte. Besoin de coordonner les démarches de la mairie et celle de la médiation, à
laquelle la mairie participe aussi.
Améliorer la circulation de l’information entre le collectif d’associations et la mairie
(Commission extra-municipale)
Volonté de certaines associations d’un vrai partenariat avec la ville.

Des relations conflictuelles entre certaines associations (pas toutes)

Héritage de l’histoire : passif assez lourd concernant les relations entre association, leur
histoire et modalités d’entrée sur le territoire (il y a un avant et après appel à projet).
La question de la légitimité ou non des associations est parfois soulevée.
Conflits de personnes : les relations entre acteurs prennent parfois le pas sur les
relations entre associations ce qui perturbe le fonctionnement du collectif. De plus, la
participation croisée de certaines personnes dans plusieurs associations ne facilite pas
forcément l’identification des positions de chaque association et créé des rapports de
force et peut susciter la confusion.
Différences de vision :
une envie commune d’aboutir à la construction d’un projet
partagé sur le site, des centres d’intérêt qui semblent convergent et pourtant des
différences de vision du site qui engendrent des conflits entre les associations. Malgré
cela, plusieurs expriment le fait qu’il y a de la place pour tous les projets, ce n’est pas
exclusif. Volonté d’avancer ensemble.
La pollution : c’est un point de divergence entre les associations qui est assez fort
(niveau de pollution, risques éventuels, modalités de dépollution…). Envisager une étude
objective et exhaustive du niveau de pollution des sols et des conséquences que cela
engendre, se mettre d’accord sur un protocole à suivre et éventuellement des travaux
communs de dépollution des sols.
Organisation du collectif par toujours facile avec un manque de règles de
fonctionnement (remise en cause des décisions prises) et parfois un manque de prise
d’initiatives ou des initiatives non organisées ni coordonnées. Le fait de revenir sur les
décisions prises semble épuisant pour certains
A une moindre échelle on soulève aussi un besoin de concertation sur la mise en oeuvre
des actions quotidiennes de chacun sur le site, plus de communication et d’échange
d’information, de travail collectif et peut être aussi de plus d’inter-connaissance des
actions de chacun pour éviter les méfiances et mal entendus et favoriser les synergies.

 

Document réalisé par Alexandra Catin (AFIP) et Pierre-Yves Guihéneuf (Dial Ter)