Groupe 2 : 23 juin Accès, ouvertures et fermetures


Les deux derniers week-end ont été des moments de mobilisation des associations autour de
deux évènements : le festival des murs à pêches et la fête de la ville.
Les associations, majoritairement, se sont mobilisés pour l'un mais pas pour l'autre. Cette
différenciation amène les participants à s'interroger sur le bien-fondé de la démarche de
médiation : les positions des uns et des autres sont toujours aussi tranchées. Certains pensent
que non seulement rien ne se règle mais que la situation relationnelle se détériore.
Par exemple, pour le projet de phyto remédiation, l'association murs à pêches et l'association
des salariés du chantier d'insertion en font parties. Comment construire un projet collectif alors
qu'ils intègrent ces acteurs qui sont en conflits sur d'autres points (le chantier d'insertion, les
origines des pollutions des terrains...) Les participants s'interrogent donc sur les interférences
que peuvent avoir les relations entre les personnes, entre les associations sur les projets
collectifs. Et se demandent même si la médiation ne devrait pas aborder les vrais problèmes,
pas en grand groupe, mais en tout petit groupe, avec les gens qui ont vraiment des questions à
régler. Les médiateurs ont-ils relevé tous les problèmes, les points de cristallisation et les gens
concernés ? Faut-il réorienter la médiation sur ces questions ? Il y a des associations qui ne
viennent plus. Pauline indique, que dans ces démarches de mobilisation, elle prend contact et
discute avec ceux qui viennent moins ou plus. Mais qu'elle ne peut pas être leur porte-parole de
leur position. Les personnes présentes s'interrogent : est-ce lié aux choix des sujets abordés ?
Aux personnes et structures concernées ? Leurs projets se font-ils ailleurs ? Leur engagement
dans la démarche est-il toujours d'actualité ? Ces questions se posent donc à chaque
association et il est demandé que dans le cadre de ces rencontres collectives, des réponses
soient apportées.


                                               Accès, ouvertures et fermetures
Besoin de respect des cultures, du travail, des personnes, des parcelles, du lieu patrimonial...
Lors du festival des murs à pêches, des personnes sont montées dans le cerisier qui est dans
une parcelle privée de l'impasse Gobétue. La clôture est cassée. Les fraises, les groseilles ont
été mangées. Des parcelles ont été très fréquentées, comme celle du café social, alors que
l'association qui la gère n'a pas tiré de bénéfices du festival (d'habitude elle vend des boissons
et quelques gâteaux). Cela pose les questions du respect des cultures, du travail, du lieu, des
personnes. La manière dont cela se passe pour le moment incite les acteurs associatifs à
protéger ce travail en posant des portes et en ouvrant les parcelles associatives le dimanche en
présence de personnes qui prennent la responsabilité de ce qui peut se passer. Même si dans
l'idéal, les associations aimeraient que les lieux soient toujours accessibles, notamment pour
les habitants bienveillants des alentours.
 - Avoir des règles de fréquentation connues et visibles. Mise en place d'une charte du
visiteur, de règles claires pour tout le monde et de panneaux les explicitant (concernant
les chiens, la cueillette, le piétinement...)
 - Assurer une présence plus importante et plus fréquente (les écoles, plus de personnes,
ouvrir le samedi, le soir...)
 - Que le lieu soit accessible librement pour plus de monde (adhérents à zéro euro).


Besoin que des espaces soient accessibles constamment

Des espaces, des parcelles des murs à pêches pourraient être accessibles tout le temps. Le site
classé fait 8, 5 hectares, la mairie ou le conseil général sont propriétaires de parcelles.
 - Concevoir de nouveaux espaces pour recevoir du public dans les murs à pêches, sur des
emplacements appartenant à la mairie.
 - Installer du personnel municipal, un garde ou une annexe de l'office de tourisme


Besoin d'avoir des entrées de site plus visibles et plus accesibles
La mairie a pris des initiatives pour améliorer la lisibilité et l'accessibilité du site par l'impasse
Gobétue. L'emplacement des deux garages dans l'impasse Gobétue va être récupéré.
Comment aménage t-on l'espace à cet endroit ? Il faut réfléchir sur le projet : une barrière, une
porte, l'esthétique ?.....La mairie propose une réunion mi-juillet.
Les associations demandent depuis des années qu'une ouverture soit envisagée par la rue
Pierre de Montreuil.
 - Aménager des entrées de site
 - Envisager l'aménagement d'entrées de site impasse Gobétue et rue Pierre de Montreuil
comme une expérience reproductible à d'autres endroits des murs à pêches.


                                                            Besoin de méthode
Besoin de traiter globalement la question et de ne pas se centrer sur les personnalités

Sur la partie Est du site, tout le monde a été concerné ou est concerné par des dégradations,
des incursions dans les parcelles. Des jardiniers familiaux sont partis, le cultivateur de
chrysanthème se «barricade », la parcelle des jardins du coeur est protégée par des chiens. La
parcelle de Racines en ville a été aussi l'objet de dégradations, mais ce n'est pas un cas isolé.
Personnaliser cette question autour de la personne d'Henri, qui aujourd'hui parle ouvertement
de ces problèmes, est insupportable pointe une participante.
 - Avoir une vision globale des problèmes et du contexte.
Besoin de savoir si les problèmes de dégradations peuvent se résoudre par un « effet masse »
Les problèmes de dégradation sont-ils plus importants dans le cas où une parcelle est isolée ?
Est ce que le fait d'installer les activités par groupe peut-il avoir un effet positif sur le respect
des cultures, du travail...? Et donc sur les possibilités d'ouverture et d'accessibilité des
activités ?


Besoin d'un peu plus d'équité de la part de la mairie par rapport aux associations
Toutes les associations qui ont une activité dans les murs à pêches ne devraient-elles pas être
concernées par cette question ?
 - Proposer un nouvel appel à projets sur d'autres lieux des murs à pêches


Besoin d'adopter une méthodologie de travail valable pour tout le monde
 - Avancer par expérimentation progressive, par petites touches
 - Pouvoir discuter ensemble d'un projet global sur les questions d'accès, ouvertures et
fermetures.
 - Se mettre d'accord en prenant en compte les besoins des uns et des autres.
 - Prioriser ensemble les chantiers à engager.