Accès, ouvertures,fermetures, friches et cheminements groupe de travail 2

Un atelier, sur le terrain
• Ce groupe se réunit dans les murs à pêches. Pour cette première séance, il a été choisi de déambuler dans les « friches » des murs à pêches. De regarder ce qui concerne notre sujet, la
question de l'accès aux murs à pêches, des ouvertures et fermetures du site, des cheminements, à partir de la question des friches.

Une friche, pour les acteurs des murs à pêches, c'est...
• C'est un espace non discipliné et sans activité déterminée : elle n'est ni cultivé en jardin, ni bâti. C'est un lieu « toujours » à découvrir, « qui bouge en permanence »
• C'est aussi un paysage de lisières, dans les zones de changement, sur les bords des chemins. Dans les murs à pêches, la friche accompagne souvent les cheminements.
• La friche fait appel aux sens et au merveilleux qui nous habite chacun. Dans une friche, la nature a tous ses droits, c'est la « forêt vierge », avec des « lianes », un espace sombre, d'ombres, des taillis.
• C'est l'image de la nature, l'impression d'être à la campagne et ses sensations associées : la liberté, la respiration, le calme, la sérénité.
• Les friches sont riches de plantes, d'insectes, d'odeurs, de chants d'oiseaux, de points de vue.
• La friche, c'est aussi un « état d'esprit », une manière de cultiver un jardin.

L'entretien de la friche :
• Une friche peut être gérée scientifiquement. C'est un état transitoire, un milieu qui s'appauvrit si on le laisse évoluer. La friche peut être « un peu » gérée avec des objectifs pédagogiques et des objectifs écologiques, comme l'importance de la biodiversité.
• Une friche peut ou ne peut pas être accessibles aux visiteurs.
• Comment délimiter des espaces de promenades, des espaces de jardinage ? Comment découvrir le lieu ? Avec une fréquentation limitée ? Quel surface va t-on garder en friche ? Quels sont les espaces intéressants ? Qu'est ce que le visiteur va être autorisé à faire ? Quelle maîtrise a t-on de l'espace ?

Le Petit bois
• C'est un espace « fermé ». C'est à conserver, même si c'est très près des maisons. Derrière, il y a une parcelle privée et cultivée.
• Les personnes qui empruntent ce chemin se promènent. Ça entretient le passage.

• C'est un lieu ombragé, frais,humide. La nature est envahissante, volumineuse. Les plantes luttent pour trouver leur place, il y a des lianes, de la clématite sauvage, du lilas, qui ne fleurit pas car c'est trop sombre. Des vieux arbres tordus et des rejets. La végétation a des âges différents. Il y a des « puits » de lumière, ça permet une plus grande variété. C'est un espace qui demanderait un peu d'entretien pour éviter qu'il ne s'appauvrisse.

Le tas de BRF, il faut bien le mettre quelque part. Mais cela peut être perçu comme un tas  d'ordures. Ce qu'il faudrait, c'est un panneau pour le visiteur, comme pour les toilettes à compost.
« Est ce que le petit bois est un lieu municipal ? » se demandent les participants. En tout cas, il est hors site classé.

Les jardins avec de l'herbe qui pousse
• C'est une conception particulière du jardinage, c'est pas la même que le jardin du « petit vieux à côté ». Le paysage, c'est une juxtaposition de jardins avec le petit bois, des espaces d' ombres et de lumière.
• C'est un endroit fermé par rapport à l'accès, avec la porte. Les visites sont accompagnées. Pour l'instant la fréquentation est restreinte, confidentiel. Dans le cadre d 'une ouverture aux habitants, des aménagements sont à prévoir, car il va y avoir plus de monde.
• Qui tond ? Henri fauche les passages en coupant l'herbe, surtout en préparation du festival et des journées du patrimoine.

• « Mur et nature », ça rappelle à une participante, le domaine des folies siffait, à côté de Nantes.

Prairie
• C'est une parcelle remblayée, un peu en hauteur point de vue. Il n'y a pas grand chose qui pousse. C'est un peu géré, par exemple, on taille les églantiers pour faire des parasols.

• Au fond, il y a un petit jardin, avec de la pensée sauvage. Il y a une odeur de géranium. La friche des murs à pêches est spéciale, car il y a des espèces cultivées, par exemple, la tanésie ou des arbres fruitiers qui sont maintenant à l'abandon. Ou une grue, mélangée à la friche. C'est lié à
l'histoire.

Pour qu'on puisse plus fréquenter cet espace, il faudrait le faucher. « On peut le faire par nous même et se faire relayer par le personnel technique de la mairie » propose les participants. « En associant les gens du Bel Air pour l'aménagement ». Si la population s'organise pour mettre en valeur le lieu ça va dans le sens de la visite et de la découverte. Un passage, ça permet de valoriser le lieu. La signalétique compte beaucoup. Mais ce n'est pas toujours réussi. Un
participant cite l'exemple, d'après lui réussi du site de la brosse Gondoire, à Marne la Vallée.

• Le remblaiement a été effectuée par la ville, en urgence. L'accès par la rue Pierre de Montreuil

apparaît comme indispensable. Mais faut-il un passage pour les piétons ou pour les voitures ( pour
emmener du matériel ) ? Il y a eu une demande déposée en mairie pour le festival des murs à pêches, mais « ils ont dit non, il faut que ce soit un projet plus général ». Les acteurs associatifs présents préfèrent tester petit à petit, plutôt que de faire les choses en grand, d'un coup. C'est
par l'expérimentation qu'ils choisissent de conduire le projet.D'autant plus, qu'il n y a pas eu de problèmes particuliers, quand la grille était ouverte. Les buttes, aménagées pour empêcher les gens de s'installer sur le terrain, peuvent être laissées et réaménagées.

• Un cheminement pourrait être ouvert, en passant par la parcelle de Marianne.

Fond de l'impasse Gobétue
• D'après les participants, cela fait très longtemps que le fond de l'impasse Gobétue est en friche.
Pour autant, cela pourrait continuer et aboutir sur l'autre rue, par la villa Saint-Antoine.

• Ce rosier a été planté pour éviter que les gens ne grimpent sur le mur. C'est un point de vue assez remarquable, d'en haut.

• Cette brêche va être comblée. Ne pourrait-on pas simplement installer une grille, qui permette de voir ?

Entrée de l'impasse Gobétue
• Ce garage ( gris métallisé) va partir. Ici ça va être l'entrée principale des murs à pêches.

Maison à l'entrée impasse Gobétue
• C'est une friche, mais qui se transforme en décharge.

Le rû Gobétue
• Le ruisseau Gobétue affleure à plusieurs endroits dans les murs à pêches. Une de ces
résurgences se trouve dans une parcelle qui appartient au conseil général de la Seine Saint-
Denis. Pour y accéder il faut passer par une autre parcelle du conseil général qui la loue depuis très
longtemps à Monsieur Herry pour son activité professionnelle (entretien des espaces verts. La
parcelle des murs à pêches sert à entreposer les déchets verts). Il y a de la prêle des
marais, de la canne de Provence, des frênes et du cresson qui y pousse.
L'alternance ombre et lumière rend le lieu « magique ». Aujourd'hui personne ne s'y rend, le lieu est
préservé? Ce serait un lieu idéal pour un « jardin des lieux humides ».

Au bord de l'autoroute

• Le long de l'autoroute, il y a un cheminement, des jardins familiaux pas loin et des parcelles
en friche. Ce n'est pas idéal comme lieu de promenade avec les voitures.